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  • June 10 7:40 PM
    BONSOIR MERCI POUR TON BONJOUR SUR MON BLOG A PLUS
  • February 18 2:49 PM
    MERCI D AVOIR LAISSER UN PETIT MOT SUR MON BLOG A BIENTOT
  • December 29 6:51 PM
    Merci Annie ! :')
  • December 19 8:50 AM
    Fred est un auteur sensible à qui la nouvelle va comme huit gants à une pieuvre. L'angoisse est contenue , et la pieuvre ne manque pas d'encre. Fantasy dit-il, et les mondes explosent, et les mots se rétractent sur des sens cachés, et la pierre pleure sur des éclatements infinis. Fantasy, et Fred sort de sa coquille pour nous emmener ailleurs;
    Fred, respect.

    Annie
July 01

Belle étoile

La masse rocheuse se stabilisa, à quelques millions de kilomètres de son soleil. Elle ne devint pas immobile pour autant, mais commença à tourner autour de lui et sur elle-même. Les matières contenues dans ses cavités furent éjectées, et se retrouvèrent en orbite autour de l’astre. En parallèle, des gaz s’échappèrent et restèrent en suspension dans le ciel. La petite planète fut ainsi dotée d’un anneau rocheux et d’une atmosphère.

À cause de la chaleur, l’eau contenue sous le sol s’évapora, et des nuages s’élevèrent. D’abord minces et légers, ils se densifièrent jusqu’à ne plus pouvoir se maintenir. Des gouttes d’eau tombèrent, et ce fut la première pluie. C’est ainsi que commença le cycle, puisque cette eau retourna dans des poches souterraines, y forma des nappes et s’évapora partiellement pour redevenir des nuages. Les premières averses firent tomber des particules qui étaient en suspension dans les couches basses de l’atmosphère, et une épaisse poussière grasse recouvrit une partie des continents. Pendant des milliers d’années, la planète continua ainsi. L’eau finit par en recouvrir près de la moitié, alors qu’une sorte de terre dissimulait totalement la roche.

Des végétaux finirent par apparaître, probablement issus de sels minéraux ramenés au sol par les pluies. Ce fut d’abord de la mousse, progressivement remplacée par de la prairie uniforme, puis par tous types de plantes à graines. En même temps, dans l’eau, apparurent des algues.

En quelques milliers d’années supplémentaires, la planète changea de couleur pour offrir un magnifique aspect vert. Les plantes hésitantes du début avaient laissé la place à de luxuriantes forêts, par endroits percées de larges clairières.

 

Au bout de quelques millions d’années, des organismes cellulaires s’organisèrent, et se nourrirent des végétaux. D’abord inanimés, ils devinrent non seulement animés mais en plus autonomes. Peu nombreux au début, ils se multiplièrent et adoptèrent des formes extrêmement variées. La planète fut, en quelques dizaines de milliers d’années supplémentaires, habitée par de nombreuses espèces animales. Elles continuèrent à évoluer en douceur, et à cohabiter sans heurts, jusqu’à ce que, par accident, une bête en tue une autre. Rien ne permet de savoir comment ça s’est produit, et même la créature en fut surprise. Elle renifla sa victime, et trouva l’odeur intéressante. Prise d’une impulsion, elle serra la gorge dans sa mâchoire, tira fortement, et arracha un morceau qu’elle avala. La première sensation fut horrible, mais passa rapidement. Dès la troisième bouchée, elle avait oublié le dégoût du premier instant. Le sang qui lui coulait dans le tube digestif était bon, et apportait plein d’énergie. Depuis cet instant l’innocent animal devint un prédateur, et ne se nourrit plus que d’autres êtres vivants.

Évidemment il ne resta pas seul ainsi, et assez rapidement d’autres lui emboîtèrent le pas. Ces animaux transmirent leurs habitudes à leur progéniture, et en quelques générations un nouvel équilibre s’installa, assez subtil : les herbivores mangeaient les plantes, les carnivores mangeaient les herbivores, et tous fertilisaient le sol grâce à leurs déjections. Petite masse rocheuse au départ, la planète hébergeait maintenant tout un écosystème.

Les animaux se diversifièrent de plus en plus, et l’on vit apparaître les premiers primates. Plus de soixante millions d’années furent nécessaires pour que ces primates se regroupent en clans, et remodèlent la nature en fonction de leurs besoins. L’espèce humaine était née.

 

L’évolution fut assez semblable à celle de la Terre. L’Homme apprit à se protéger contre les prédateurs, et à élever les animaux qui pouvaient lui servir de nourriture. Il découvrit également que les plantes bonnes à manger pouvaient être cultivées. Pour se simplifier la vie, il regroupa toute sa production de nourriture et installa son habitat à proximité. C’est ainsi qu’apparurent les premiers villages, qui furent très vite fortifiés pour protéger l’Homme des animaux dangereux.

Lorsqu’il commença à enterrer ou brûler les morts, l’être humain franchit une nouvelle étape : la croyance en un autre monde. Cette foi fut propagée par ceux qui voyageaient de village en village, pour écouter et reprendre les récits des sages. C’est ainsi que les légendes se forgèrent, et que l’Homme prit conscience de son histoire.

En même temps, il apparut que ce savoir devait être transmis, de même que les croyances. Un peu partout des courageux commencèrent à faire le tour des maisons, pour enseigner aux enfants ce qu’ils devaient connaître. C’était un travail long, et pénible, d’autant plus qu’il fallait sans cesse répéter les mêmes mots, d’une famille à l’autre, jusqu’à ce qu’ils semblent vides de sens aux orateurs. Ceci perdura jusqu’à ce qu’une petite fille invite une amie chez elle pour le jour des histoires. Le sage qui enseignait là trouva pratique d’avoir deux paires d’oreilles devant lui, ce qui lui éviterait le trajet vers une maison. Réfléchissant un peu, il conclut que ce serait encore plus simple d’agrandir sa propre demeure, pour y faire venir tous les enfants du village en même temps. Son idée fut un réel succès, qui impressionna fortement un marchand du village voisin. Rentré chez lui, il raconta ce qu’il avait vu. Progressivement, par le bouche-à-oreille, toute l’humanité reproduisit le même modèle, installant des écoles dans tous les villages.

 

Les colporteurs et vagabonds qui allaient d’une région à l’autre amenaient avec eux des nouvelles des voisins, transmettaient des messages, permettaient aux différentes zones habitées de ne pas rester isolées. Grâce à eux, les idées nouvelles voyageaient et se répandaient, bref, c’était toute une civilisation qui se développait ainsi, prenant le meilleur de chaque endroit pour l’amener partout.

Ces échanges permirent d’uniformiser les programmes des écoles, et d’assurer que, quelle que soit son origine, chacun bénéficiait dès son plus jeune âge du même enseignement que les autres. L’humanité entière se développait, et se concentrait sur l’étude et le savoir.

 

Comme la planète était légèrement inclinée sur son axe, le climat n’était pas uniforme et, dans certains zones, des saisons se succédaient, alors que d’autres régions ne changeaient pas. Le temps, bien entendu, influençait grandement les humains, et en particulier ses habitudes de vie. Ainsi, les endroits les plus rudes, qu’ils soient chauds ou froids, poussaient l’homme à inventer des moyens de se protéger, alors que les régions tempérées laissaient plus de liberté pour la méditation ou l’introspection. C’est de cette manière que, grâce aux échanges entre les peuples, l’humanité développa à la fois la recherche pure et les sciences pratiques. L’Homme devint à la fois philosophe, penseur, ingénieur et technicien.

 

Bien évidemment, une telle société n’était pas exempte de conflits, mais ils étaient tout de même rares, et dans la plupart des cas, réglés par la discussion. Les luttes armées furent très vite oubliées, et l’Homme connut plusieurs centaines d’années de paix et de sérénité.

À peine plus de mille ans furent nécessaires pour arriver à un haut degré de technicité, mais aussi de civilisation et de maturité. Tout ce développement se fit en harmonie avec la nature, dans le plus grand respect de la planète. Les inventions telles que l’électricité n’étaient que des moyens d’adapter l’humain à son environnement, et pas l’inverse. Il n’y eut donc aucune déprédation, aucun gaspillage.

C’est tout naturellement que, conscient de sa profonde connaissance de sa planète, l’Homme leva les yeux vers le ciel, en direction des étoiles. Et si d’autres astres, là-haut, étaient habitables ? Il fallait s’en rendre compte, et pour cela il fallait y aller !

 

L’incessante quête du savoir montrait clairement, siècle après siècle, qu’il restait beaucoup de domaines inexpliqués. Dès le début, ou presque, l’hypothèse d’un être suprême était apparue. Si la nature existait, c’était grâce à Lui. Si l’Homme était sur la planète, c’était parce qu’Il l’avait voulu. Tout ce que la science démontrait était considéré comme création divine, et la recherche avait pour seul but de comprendre les mécanismes mis en œuvres par ce Créateur pour que le monde fonctionne.

Ainsi donc, au bout d’un long moment, se posa la grande question : où était-Il ? Son existence était reconnue et acceptée de tous, mais Sa nature restait un mystère. Était-Il comme les hommes ? Était-ce une sorte d’animal supérieur ? Peut-être une tout autre entité ? De nombreux collèges religieux étudièrent la question et formulèrent quelques hypothèses, mais prirent soin de rappeler que rien n’était prouvé.

La recherche de planètes habitables tombait donc à pic : si des hommes pouvaient aller dans l’espace, pourquoi le Créateur ne S’y trouverait-Il pas ? Et si, tout simplement, Il résidait ailleurs ?

 

Le programme de recherche spatiale devint donc la priorité absolue dans tous les domaines. Il fallait augmenter le savoir de l’humanité, trouver des terres à coloniser pour ne pas surcharger la planète, et rencontrer le Créateur pour le remercier de ses bienfaits. En quelques dizaines d’années, il fut possible d’envoyer dans l’espace des vols habités, mais ils n’étaient pas autonomes : ils devaient embarquer leur nourriture et leurs réserves d’air, et ne pouvaient en fabriquer. Or, on supposait que la quête prendrait beaucoup de temps, probablement plusieurs générations, et que le contact avec le monde d’origine serait plus que ténu.

Ce serait donc une ville entière qui serait construite dans l’espace, puis envoyée à la poursuite de la connaissance. Cette entité devrait produire elle-même tout ce dont elle aurait besoin, mais devrait aussi laisser derrière elle, à intervalles réguliers, des relais qui permettraient de communiquer avec ceux qui resteraient au sol.

 

C’est un certain Moussène, théologien reconnu, qui finit par réunir une vingtaine de personnes dans le but de déterminer tout ce qui serait nécessaire pour mettre au point cette ville spatiale. Les discussions prirent plusieurs mois, mais permirent de rédiger une liste de travaux, avec des priorités. Une année supplémentaire fut nécessaire pour faire accepter cette liste par l’humanité entière, et enfin l’Homme eut sa feuille de route.

Les opérations commencèrent. Le comité Moussène, comme l’on surnomma ce groupe de travail, avait tout prévu, structuré, organisé. Il avait aussi déterminé qu’il faudrait environ trois cents ans pour mener à bien tous les travaux préparatoires, puis bâtir la cité volante et enfin la faire décoller. Pendant ces trois siècles, tout ce qui ne tournait pas autour du Grand Projet fut relégué au second plan. Les enfants étaient instruits en fonction des quotas nécessaires, dans le but de produire des quantités bien précises de chercheurs et de réalisateurs, et même leurs jeux étaient organisés de manière à développer les facultés dont ils auraient besoin pour l’accomplissement de leurs tâches.

Comme de nombreuses personnes devraient vivre sur ce vaisseau pendant des générations, il était important de tout faire pour qu’elles s’y sentent bien. Les Arts ne furent donc pas abandonnés, mais bien au contraire ils furent encouragés. Il fallait absolument que la colonie itinérante ait de quoi s’occuper, et inspirer de nouvelles vocations. Le décor et l’agencement furent donc tout particulièrement travaillés, et une gigantesque médiathèque fut montée. Elle hébergeait d’énormes quantités de livres, films et enregistrement musicaux, ainsi que des salles d’exposition pour les tableaux et sculptures. Et bien entendu, des ateliers furent installés pour permettre à tous ceux qui le souhaiteraient de s’essayer à toutes les activités créatrices.

Il était important d’entretenir le corps autant que l’esprit, et un gigantesque complexe sportif trouva place au cœur de la future cité. Toutes les disciplines pratiquées par l’humanité y seraient possibles, et même fortement encouragées. Bref, tout était pensé pour que travail et temps libre s’équilibrent et permettent un développement harmonieux des futurs colons, tant intellectuellement qu’émotionnellement et physiquement. Il s’agissait surtout de ne pas générer des frustrations et des tensions psychiques, et de fournir un exutoire à celles qui ne manqueraient pas de se manifester spontanément.

 

Le comité Moussène fut renouvelé au fur et à mesure des départs à la retraite, et continua à assumer la direction du projet, en relation avec les autorités religieuses. Trois ans avant la date prévue pour le départ, il entama le processus de sélection pour le pilote principal et les copilotes, qui seraient amenés à le seconder mais aussi à le remplacer en cas de besoin.

Un bon niveau scientifique était requis, mais aussi et surtout une très grande stabilité mentale et émotionnelle. La personne choisie aurait la charge de toute une communauté, et devrait en temps voulu former son propre successeur, donc il fallait une personne parfaitement équilibrée et pourvue d’une large culture, mais aussi capable de transmettre son savoir et ses compétences.

Les épreuves théoriques permirent de limiter à trente le nombre de candidats. Parmi ceux-ci seraient sélectionnés le pilote et ses cinq adjoints, et tous bénéficieraient de deux années de formation et d’une année de répétition des principaux plans d’action en cas de succès de la mission.

Les résultats des examens pratiques furent très serrés, mais c’est finalement Edinne Gorliel qui fut officiellement nommée pilote. Brillante astrophysicienne, elle était aussi une sportive accomplie et ses collègues s’accordaient à dire qu’elle était brillante en tous points, et que sa réussite était aussi attendue que méritée. Parmi ses copilotes, deux avaient obtenu de meilleurs résultats qu’elle, mais la sélection finale se basait aussi sur l’appréciation des membres du comité Moussène. Il n’y avait pourtant aucune rivalité entre les candidats, et tant les élus que les écartés félicitèrent la jeune femme dès que sa nomination fut officielle.

 

À partir de ce moment, la situation avança grandement. Tandis que l’équipage, l’équipe de pilotage et les colons se préparaient pour l’éventuelle Grande Rencontre, des centaines de milliers de techniciens procédaient au chargement de la cité. Les première cultures avaient déjà porté leurs fruits, de même que les premières naissances d’animaux avaient déjà eu lieu. Depuis près de deux ans la colonie, toujours au sol, vivait en autarcie. Tout était prêt pour le départ, et la planète entière n’attendait que ça.

Le grand jour finit par arriver et, majestueusement, l’immense ville s’arracha de la surface du sol. Ce qui en revanche n’avait pas du tout été prévu, c’est l’intensité des vibrations. La planète se mit à trembler violemment, et l’activité volcanique s’intensifia brusquement. Alors que le gigantesque vaisseau s’éloignait, sa planète d’origine se disloquait et finit par s’émietter totalement. De toute la civilisation qui s’était développée en tant de temps, seuls les colons subsistaient. Et de tout l’écosystème qui s’était lentement développé, ne restaient que des gravats et poussière en suspension dans l’espace.

L’euphorie du décollage laissa vite place à un abattement profond. Tous dans la colonie avaient assisté à la catastrophe, et chacun réalisait que leur mission était devenue encore plus vitale. À tout prix il fallait trouver une planète où s’installer. Et bien entendu, le Créateur aurait à expliquer pourquoi il avait laissé un tel cataclysme se produire. L’humanité avait-elle failli ? S’était-elle détournée de la bonne voie ? Malgré ces doutes et l’intense douleur, tous continuèrent comme prévu. La vie s’organisa à bord, malheureusement débarrassée des regrets du passé, et résolument tournée vers l’avenir.

 

Les observations spatiales avaient permis d’identifier plusieurs zones privilégiés, toutes situées à des distances telles qu’il faudrait plusieurs générations pour que le vaisseau y parvienne. C’est ainsi que, huit cents ans après son départ, la colonie atteignit une zone considérée comme ayant un haut potentiel. Étonnamment, la structure sociale avait perduré. Conséquence du traumatisme subi lors de la désintégration de la planète, les voyageurs avaient perdu tout entrain et toute vigueur. Ils assumaient leur mission, siècle après siècle, mais presque mécaniquement, sans vraiment y croire. Ce fut donc sans joie que l’équipe de pilotage annonça le début des manœuvres d’approche. À partir de ce moment, chacun savait que dix années au grand maximum les séparaient de l’arrivée dans un espace peut-être viable.

Tout s’enclencha comme prévu. Les systèmes d’observation se mirent non plus à relayer les signaux, mais à les enregistrer et les analyser. Dans les profondeurs de la cité, tout fut mis en ordre pour l’envoi des navettes de reconnaissance. Les pilotes désignés intensifièrent leur entraînement, qui maintenant semblait un peu moins vain.

 

C’est au bout d’un an qu’un étrange écho apparut sur les détecteurs. Les trous noirs n’étaient pas rares dans l’espace, mais celui-ci semblait être d’une ampleur sans précédent. C’est au bout de quelques semaines, quand il devint visible, que les colons comprirent qu’il n’était pas particulièrement grand : il était tout simplement très proche. Rapidement, le vaisseau dévia. Le pilote et son équipe avaient beau user de toutes les ressources à leur disposition, rien ne pouvait l’empêcher : le trou noir attirait tout ce qui passait à proximité, et en particulier la cité volante.

L’immense roue noire était impressionnante, et tous les colons passaient l’essentiel de leur temps libre à la regarder, fascinés. Bientôt une forme apparut dans la masse sombre. Ce n’était au début pas très distinct, mais le contour se précisa assez rapidement : cela ressemblait à un être humain debout, les bras tendus devant lui.

 

L’humanité, du moins ce qu’il en restait, était-elle en passe de rencontrer son créateur ? Ou bien était-ce une illusion, née de l’envie et du désespoir ? Alors que la distance entre le vaisseau et le trou diminuait, la pression augmentait. Les humains se sentaient mal, oppressés. L’immense masse noire les écrasait, tant physiquement qu’émotionnellement. En quelques jours, la souffrance fut telle que les humains les moins vigoureux commencèrent à mourir. Les décès se multiplièrent, tant chez l’Homme que chez les animaux, qui eux étaient pris de panique. Pendant ce temps, la silhouette au fond du trou était devenue plus distincte, et l’on voyant son visage doux et bienveillant.

Le mouvement était inexorable, et la gigantesque colonie devint une nécropole. Bientôt, seul un petit garçon resta en vie, souffrant le martyre et attendant la libération. L’être gigantesque tourna sa tête vers lui, et sourit. L’enfant sentit ses douleurs disparaître, et une vague de joie et de bien-être l’envahit. Dans une accélération foudroyante, la colonie fut engloutie par le trou noir.

 

– —

 

Le cri d’un hibou réveilla Jérôme. Il s’assit et regarda sa montre, puis se releva brusquement et se dirigea vers sa maison, encore engourdi par le sommeil. Bon sang, il avait bien dormi une demi-heure, et il avait même rêvé ! Drôle de rêve, d’ailleurs. Voilà ce qui arrive quand on s’allonge dehors pour regarder les étoiles !

May 12

Des milliers de lecteurs...

Grande nouvelle !
 
Un petit recueil constitué de trois de mes histoires est maintenant pré-installé sur le CyBook de la société Bookeen. Autrement dit, chaque acheteur de cet appareil y trouvera trois histoires écrites par moi, ainsi que d'autres par plusieurs confrères de Babel, la Ghilde des Mondes.
 
Vu les chiffres de vente du CyBook, ça va me faire plusieurs milliers de lecteurs potentiels en plus. Youpi !
April 04

Svetlana

...sera bientôt de retour.
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